Passerelles
France-Israël :

Le projet Passerelles est né de la volonté de faire se rapprocher des jeunes de nationalités, de religions, de cultures et de pays différents qui partagent tous une même passion, la danse. Il a été initié en 2015 à Rillieux-La-Pape par l’association DSF et le Centre Chorégraphique National.

Sensibles à la démarche créative du projet et convaincus des valeurs de partage, de paix, d’échange que celui-ci porte, Yuval Pick et l’équipe du CCN de Rillieux-La-Pape dessinent une nouvelle étape pour Passerelles qui prendra corps dans le cadre de la 18ème Biennale de la Danse de Lyon et de l’année Croisée France Israël 2018. A nouveau, un groupe de jeunes français rilliards et un groupe de jeunes israéliens – juif et arabes, se réunissent sous la conduite artistique de Yuval Pick, pour construire une aventure chorégraphique, nourrie par les relations corps et voix et à l’image d’une danse d’ensemble. Donner les mains est pour nous un acte fondateur de notre désir d’œuvrer ensemble.

Équipe : 

Chorégraphe Yuval PICK
Assistante chorégraphique Emilie SZIKORA
Coordination artistique DSF Sharon ESKENAZI 
Coordination artistique Gsharim / Jusour Rabeah MURKOS 
Son et création musique Wilfrid HEBEREY
Costumes Paul ANDRIAMANANA
Assistante costumier Gabrielle MARTY 

Création sonore:
Wilfrid Haberey

Danseurs DSF :
Jérôme Oussou, Elvis Oussou, Nicolas Tran, Antoine Laval, Matthieu Daly, Romain Gillet, Nadjima Saidou, Thaïs Desveronnières, Lina Rahal, Kelly ABA NKASSE , Sofiane Distante, Myrena Angol

Danseurs Gsharim :
Maha Awad, Sally Daood, Maryana Brik, Spero Salem, Roni Adar, Maria Dally, Zoé Barkan, Michal Lubin, Boushbush Katib Muhammad

“À mes yeux, Passerelles est un projet qui questionne notre capacité à franchir les lignes qui nous semblent imposées. Je viens d’un endroit où les frontières sont contraignantes, et je vis depuis plus de vingt ans dans un pays qui cherche à s’affranchir des frontières nationales et des murs. Pourtant, ici en Europe de l’Ouest, je distingue quotidiennement l’existence d’autres délimitations, des frontières invisibles, sociales par exemple, qui sont autant d’obstacles à nos capacités à aller vers l’autre.

Ce constat je l’ai intégré à la manière dont je conduis le projet du Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape. Je l’ai toujours envisagé comme un lieu ouvert et poreux, un endroit qui permette de dépasser les frontières entre les gens, qui invite à aller vers l’inconnu, vers celui qui n’est pas moi. Tout mon travail est nourri par ce mouvement.

Passerelles prolonge cet élan en transcendant les frontières par la danse et la rencontre. La première expérience du projet en 2015, a constitué un moment fort, qui m’a profondément marqué. Nous allons lui donner une suite qui permette d’expérimenter et d’étendre le champ des possibles, en instaurant un dialogue, par la création chorégraphique, entre des individus dont les identités sont marquées par les frontières.

J’ai envie de partager, par ce projet, une image de notre capacité à inventer un espace commun qui inclut à la fois les singularités et les différences de chacun.”

– Yuval Pick, mai 2017

Concrétisation :

Sous la tutelle de Yuval Pick et Emilie Szikora, le projet a débuté avec le groupe DSF à Rillieux-La-pape en janvier 2018 par un premier atelier, et en février 2018 avec le groupe Gsharim à Kfar Yasif par une semaine d’atelier.
Après de longs mois de travail et d’entrainement, le groupe DSF a pu rejoindre le groupe Gsharim en Israël au mois de juillet durant une semaine. En Israël, le projet s’est concrétisé par une représentation lors d’une nocturne à Haifa, mais l’aventure ne s’arrête pas là… quelques semaines plus tard, les danseurs israëliens rejoignent DSF en France afin de finaliser la création avant la Biennale de la danse. S’ensuit alors une semaine de répétition intensive au lycée Lamarque où les deux groupes ont pu partager leur passion pour la danse avec les jeunes lycéens à travers des freestyles. Après cinq jours de répétition, nous voilà le jour-J. Les danseurs partent de bonne heure au théâtre antique de Fourvière pour se familiariser avec le lieu et faire une dernière répétition. 14h45, le public arrive. L’adrénaline monte chez les danseurs, la musique retentie et leurs corps se mettent en mouvement au rythme de la musique, et emportent le public dans leur danse… À leur manière, chacun d’eux brise les barrières, vont à la rencontre des centaines de personnes seulement par un seul moyen d’expression, la danse, et montre au plus grand nombre que quelque soit nos différences, il est possible de coexister ensemble…